Ekow Nimako « Black Legoland : Réinventer l’africanité, son futur et ses mythologies »

Laurent Courau
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Idoles et fétiches totémiques, espèces hybrides, divinités et chimères, masques rituels et mythologies du futur, l’artiste Ekow Nimako réinvente les traditions africaines et les syncrétismes nés de la créolisation du monde à partir de briques de LEGO.

Alors qu’il étudie les arts visuels sur les bancs de la York University de Toronto, c’est la redécouverte des robots géants métamorphes de la franchise Transformers, au travers du long-métrage éponyme de Michael Bay (2007), qui motive son désir de revenir aux jouets de son enfance pour les incorporer dans son art. Consacrant parfois jusqu’à plusieurs mois à la réalisation d’une sculpture, Ekow ne travaille pas à partir de croquis, de plans ou de schémas. Il procède plutôt en se laissant porter par ses lectures, ses propres expériences et son intuition. Nourri de pop culture et de science-fiction, l’artiste ghanéen et canadien se replonge ainsi dans les civilisations du Moyen Âge africain qu’il réinvente au cœur d’un futur alternatif.

Avec la volonté d’incarner ces nouveaux mondes hors d’un cadre de références occidental ou eurocentré. Une démarche qui ne manque pas d’évoquer l’afrofuturisme, un courant artistique et culturel dont Ekow Nimako reconnaît volontiers la proximité.

Ekow Nimako (site officiel)

Photographies © Ekow Nimako, Chris Nicholls & DR

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